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Évaluation immobilière pour avocats : la soulte chiffrée et sa note
Pour un dossier de divorce, le rapport livre la valeur vénale du bien et la note patrimoniale qui en dérive la soulte, l’actif net après capital restant dû et le droit de partage. Les deux documents sortent ensemble, pour un seul prix, et reposent sur les transactions réellement enregistrées dans le secteur du bien. Le cabinet dispose ainsi d’un montant posé terme par terme, qu’il peut verser au dossier de liquidation, discuter avec son confrère ou reprendre dans une convention. Le document éclaire la discussion sans décider à la place des parties.
Vous êtes un particulier ? Cette page décrit une offre réservée aux cabinets, dont les prix sont affichés hors taxes. Estimer mon bien.
Comment la soulte est-elle chiffrée dans le dossier ?
La note pose le calcul terme par terme. Premier terme, l’actif net : la valeur vénale du bien, dont on retranche le capital restant dû du prêt, puisque le passif grevant la masse indivise se déduit avant tout partage. Deuxième terme, la part de l’époux qui cède ses droits : l’actif net multiplié par sa quote-part dans l’indivision. Ce montant est la soulte que verse celui qui conserve le bien. Troisième terme, le droit de partage : l’article 746 du code général des impôts le fixe à 1,10 % pour les partages d’intérêts patrimoniaux consécutifs à une séparation de corps, à un divorce ou à une rupture d’un pacte civil de solidarité, et son article 747 le liquide sur le montant de l’actif net partagé. Dernier terme, la provision totale : ce que l’époux qui rachète doit réunir.
Que contient la note patrimoniale d’un dossier de divorce ?
La note accompagne le rapport d’évaluation : deux documents, un seul prix. Le rapport établit la valeur vénale ; la note reprend cette valeur et en dérive le calcul de soulte, ligne par ligne, avec la quote-part et le capital restant dû saisis à la commande. Elle situe aussi la prestation compensatoire dans son cadre : l’article 270 du code civil en pose le principe et précise qu’elle prend la forme d’un capital dont le montant est fixé par le juge, tandis que l’article 271 range le patrimoine estimé ou prévisible des époux parmi les critères que le juge prend en considération. La note décrit donc ce que le dossier contient, et s’arrête là : elle ne chiffre pas la prestation compensatoire et ne désigne pas la valeur à retenir dans la convention.
Comment l’incertitude de la valeur est-elle exprimée, et que change-t-elle sur la soulte ?
Le rapport ne publie pas un chiffre isolé : il publie une valeur retenue et une fourchette, dont l’amplitude suit le score de fiabilité du dossier. Un score élevé resserre la fourchette à plus ou moins 5 % ; un score intermédiaire l’ouvre à 7 % ; un score faible à 10 %. La conséquence est arithmétique : à quote-part de moitié, un écart de fourchette de X % sur la valeur vénale déplace la soulte de X/2 % de cette valeur. Le document l’écrit, plutôt que de présenter un montant comme certain.
Pourquoi une valeur de secteur, et non une moyenne nationale ?
Parce qu’une moyenne nationale ne dit rien du bien à partager. Le prix médian au mètre carré varie fortement d’un département à l’autre, et la statistique publiée sur cette page mesure cet écart sur le dernier millésime disponible ; à l’intérieur d’un même département, la dispersion entre communes et entre quartiers reste entière. Le rapport retient des transactions réellement enregistrées dans le secteur du bien, issues des demandes de valeurs foncières publiées par l’administration fiscale, et les classe par un score de pertinence qui pèse la distance, la surface, la date et la performance énergétique. Quand la densité de transactions ne suffit pas, le rayon s’élargit, et le rapport indique celui qu’il a retenu.
À quel moment du dossier le rapport est-il utile ?
Tôt, quand la valeur se discute. Depuis 2017, le divorce par consentement mutuel est un acte d’avocat déposé chez notaire : la valeur du bien retenue figure dans la convention, et c’est le cabinet qui la sécurise. Le ministère de la Justice recense 75 681 avocats au 1er janvier 2024, dont 483 portent la mention de spécialisation « droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine », et compte 57 900 divorces prononcés par un juge aux affaires familiales en 2020, pour une durée moyenne de 28 mois. Sur les séparations observées en Provence-Alpes-Côte d’Azur (INSEE Analyses PACA n° 130, mesure régionale), 61 % des personnes sont propriétaires un an avant la séparation et 37 % l’année suivante : le bien change de main dans l’intervalle.
Le cabinet perçoit-il quelque chose s’il transmet le dossier à son client ?
Non. Aucune rémunération d’apport d’affaires n’est versée, aucune commission n’est prélevée, et un dossier transmis n’ouvre droit à aucun crédit ni à aucun palier tarifaire sur le compte du cabinet. Le client commande directement, au tarif public en vigueur, et règle VALORIS ; le cabinet reçoit une copie du dossier dans son espace, à titre documentaire. L’engagement figure dans nos conditions générales professionnelles et vaut dans les deux sens : rien n’est versé, rien n’est demandé. Ce que le cabinet y trouve est un document établi par un tiers extérieur au dossier, sur lequel les deux parties peuvent travailler.
Le prix médian au mètre carré n’a pas le même sens d’un département à l’autre. C’est la raison pour laquelle la valeur retenue dans un partage se construit sur le secteur du bien, et non sur une référence nationale.
Sur le millésime 2025 et sur les 93 départements couverts par l’observatoire VALORIS, le prix médian au mètre carré d’un appartement varie d’un facteur 5,7 entre le département le plus bas (Creuse, 1 653 €) et le plus haut (Paris, 9 500 €). Pour les maisons, le même rapport atteint 9,7 (Creuse, 1 079 € contre Paris, 10 505 €).
Écart, sur le dernier millésime disponible et pour chaque type de bien, entre les prix médians au mètre carré des deux départements extrêmes : effectif de départements couverts, nom et valeur de chaque extrême, et facteur arrondi à une décimale. Un rapport entre médianes départementales ne dit rien de la dispersion à l’intérieur d’un département, qui reste entière. — Observatoire VALORIS, transactions DVF agrégées par département, par type de bien et par millésime., mesure du 6 septembre 2026
Un appartement lyonnais partagé à parts égales
- Appartement de 72 m² comptant 3 pièces, classé D au diagnostic de performance énergétique, construit en 1980.
- Bien situé dans le 6e arrondissement de Lyon (69006).
- Capital restant dû du prêt immobilier : 118 000 €.
- Indivision de moitié entre les deux ex-époux, soit une quote-part de 50 % chacun.
| Valeur vénale retenue | 358 200 € |
|---|---|
| Capital restant dû | 118 000 € |
| Actif net partagé | 240 200 € |
| Part de l’époux qui cède ses droits | 120 100 € |
| Soulte à verser | 120 100 € |
| Droit de partage, à 1,10 % de l’actif net partagé | 2 642,20 € |
| Provision totale pour l’époux qui rachète | 238 100 € |
Le chemin est visible terme par terme. De 358 200 € de valeur vénale on retranche 118 000 € de capital restant dû : l’actif net partagé s’établit à 240 200 €. La quote-part étant de moitié, la part de l’époux qui cède vaut 120 100 € : c’est la soulte. Le droit de partage, à 1,10 % de l’actif net partagé, ajoute 2 642,20 €. L’époux qui rachète réunit donc 238 100 €, soit la soulte versée et le capital restant dû repris à sa charge. Le droit de partage affiché est celui du partage d’un bien indivis : il ne préjuge ni de la prestation compensatoire, ni du sort du crédit, qui relèvent du cabinet et non de l’évaluation.
Exemple établi sur un bien de démonstration avec les données de marché réelles du secteur (transactions DVF) — aucun dossier client.
Tarifs
Tarifs hors taxes, réservés aux cabinets.
Tarifs à l'acte
Le prix baisse à mesure que vos dossiers du mois s'accumulent. Les paliers se recomptent à chaque mois civil.
- Rapports 1 à 429,00 € HT
- Rapports 5 à 1425,00 € HT
- Rapports 15 à 3921,00 € HT
- À partir du 40e rapport18,00 € HT
Le prix de chaque rapport est figé au moment où vous le commandez : il ne change plus ensuite, et votre état de frais porte ce montant.
Packs prépayés
Achetés d'avance, décomptés avant toute commande à l'acte.
- 6,00 € HT de moins
5 rapports
135,00 € HT — 27,00 € HT le rapport
- 16,00 € HT de moins
10 rapports
250,00 € HT — 25,00 € HT le rapport
- 47,00 € HT de moins
25 rapports
550,00 € HT — 22,00 € HT le rapport
- 139,00 € HT de moins
50 rapports
950,00 € HT — 19,00 € HT le rapport
Validité 12 mois Chaque achat reporte l'échéance de l'ensemble de vos crédits. Montants hors taxes ; TVA de 20 % en sus.
Ce que votre cabinet reçoit par dossier
Chaque dossier commandé donne lieu à un état de frais, distinct du rapport : il porte le montant hors taxes, la taxe, le total, et la référence de dossier que vous avez saisie. Vous le refacturez à votre client.
Les dossiers du mois sont regroupés en un seul récapitulatif mensuel, dont le montant est la somme exacte des états de frais du mois. Aucun engagement de durée, aucun volume minimum.
Portée et limites du document
Il constitue une base de travail. Il facilite la discussion entre les parties et peut servir auprès du notaire ou de tout autre professionnel du dossier. Il ne s'impose à personne, ne préjuge d'aucune décision et ne remplace ni une expertise judiciaire, ni l'appréciation d'une administration ou d'une juridiction.
Questions fréquentes
Le dossier remplace-t-il une expertise judiciaire ?
Non. Le dossier est une base de travail : il expose une valeur, la méthode qui y conduit et les transactions du secteur qui la soutiennent. Il ne remplace pas une expertise judiciaire, il ne préjuge d’aucune décision, et l’usage qui en est fait dans le dossier relève du cabinet seul.
Comment la quote-part est-elle prise en compte quand elle n’est pas de moitié ?
Elle est saisie à la commande et entre telle quelle dans le calcul. La part de l’époux qui cède ses droits vaut l’actif net multiplié par sa quote-part : dans une indivision 60/40, celui qui détient 40 % reçoit 40 % de l’actif net, et la soulte suit. Le droit de partage, lui, reste assis sur l’actif net partagé, quelle que soit la répartition des lots.
Le capital restant dû entre-t-il dans le calcul ?
Oui, dès le premier terme. L’actif net partagé est la valeur vénale du bien diminuée du capital restant dû, et c’est sur ce montant que la part de chacun se calcule. Le sort du prêt lui-même, désolidarisation comprise, ne relève pas de l’évaluation : le dossier chiffre, il ne négocie rien avec la banque.
Que se passe-t-il si les deux parties ne s’accordent pas sur la valeur ?
Le dossier ne tranche pas. Il publie une valeur retenue, une fourchette dont l’amplitude suit le score de fiabilité, la liste des transactions retenues avec leur distance, leur surface et leur date. Chaque partie peut donc discuter un terme précis plutôt qu’un résultat global. La suite appartient aux parties, à leurs conseils et, le cas échéant, au juge.
Le droit de partage est-il calculé dans la note, et à quel taux ?
Oui. La note applique le taux de 1,10 %, en vigueur depuis le 1er janvier 2022, que l’article 746 du code général des impôts réserve aux partages d’intérêts patrimoniaux consécutifs à une séparation de corps, à un divorce ou à une rupture d’un pacte civil de solidarité. L’assiette est l’actif net partagé, comme le prévoit l’article 747 du même code. Hors de ce périmètre, un partage relève du taux de droit commun, que la note n’applique pas ici.
Sources
- Code général des impôts, article 746 : taux du droit de partage, consulté le 6 septembre 2026
- Code général des impôts, article 747 : assiette du droit de partage, consulté le 6 septembre 2026
- BOFiP, BOI-ENR-PTG : partages et opérations assimilées, consulté le 6 septembre 2026
- BOFiP, BOI-ENR-PTG-10-10 : partages purs et simples, consulté le 6 septembre 2026
- Code civil, article 270 : principe de la prestation compensatoire, consulté le 6 septembre 2026
- Code civil, article 271 : critères de fixation de la prestation compensatoire, consulté le 6 septembre 2026
Valentin Bastien — VALORIS
Mis à jour : 6 septembre 2026